Apport et frais d'acquisition
L'apport ne sert pas seulement à réduire le montant emprunté : il couvre les frais qui ne sont jamais financés par la banque, et c'est de là que vient le niveau généralement demandé.
Ce que couvre l'apport
Les frais de notaire, la garantie, les frais de dossier et, selon les cas, la commission de courtage. Les banques attendent couramment un apport de l'ordre de dix pour cent du prix, correspondant à ces frais, sans que cela constitue une règle absolue.
Les frais dits de notaire
Le terme est trompeur : l'essentiel de la somme correspond à des droits et taxes reversés à l'État et aux collectivités, la rémunération du notaire elle-même étant minoritaire et tarifée. Ils représentent environ sept à huit pour cent du prix dans l'ancien, et deux à trois pour cent dans le neuf, où les droits de mutation sont remplacés par une taxe moins élevée.
La garantie
La banque exige une garantie sur le bien. Le cautionnement par un organisme spécialisé est aujourd'hui le plus fréquent et donne lieu à une restitution partielle en fin de prêt. L'hypothèque et le privilège de prêteur de deniers restent employés dans certains cas et supposent des frais de mainlevée en cas de revente anticipée.
Prêts aidés
Le prêt à taux zéro, sous conditions de ressources, de zone et de nature du bien, vient compléter l'apport sans porter intérêt. Le prêt action logement, les prêts des caisses de retraite et les aides locales jouent le même rôle. Leur cumul avec le prêt principal se prépare en amont, les délais d'instruction étant parfois longs.